Notice: Function _load_textdomain_just_in_time was called incorrectly. Translation loading for the acf domain was triggered too early. This is usually an indicator for some code in the plugin or theme running too early. Translations should be loaded at the init action or later. Please see Debugging in WordPress for more information. (This message was added in version 6.7.0.) in /var/www/dupontblouin.concept-net.net/wp-includes/functions.php on line 6131
Parasites architecturaux - Dupont Blouin

Parasites architecturaux

Parasites architecturaux

Depuis les années 90, la technologie évolue à un rythme exponentiel, laissant derrière elle les vestiges de son passé pas si lointain. Sur les toits et les façades des bâtiments se greffent des antennes de téléphonie cellulaire, des soucoupes de télévision numérique, des caméras de surveillance, des conduits de fils électriques, tels des parasites contaminant l’architecture. Ils sont partout au point de faire partie du paysage.

Avec la venue de la génération 5G de la téléphonie cellulaire, au Canada au compte environ 33 000 grandes antennes 4G substituées par 273 000 plus petites antennes 5G.

Dans leur pratique, Dupont Blouin veille à intégrer à l’architecture intérieure les systèmes structuraux, mécaniques et électriques, mais les architectes doivent composer à l’extérieur du bâtiment avec des systèmes le plus souvent inesthétiques et archaïques. Alors qu’à l’époque de l’architecture gothique les gargouilles étaient des éléments architecturaux aussi fonctionnels que décoratifs, aujourd’hui les gouttières s’accrochent aux toitures des maisons comme dernier détail en fin de projet. Le même sort est réservé aux sorties de sécheuses, aux bouches d’aération et aux climatiseurs, dont le design a très peu évolué au cours des dernières décennies, apparaissant comme des corps étrangers qui enlaidissent la bâtisse.

Bien que les lois, règlements et codes exigent des recommandations techniques concernant l’intégration de ces systèmes, et que les municipalités ou les arrondissements établissent des critères esthétiques concernant leurs emplacements, ces protubérances continuent de pousser, apparaissant plus ou moins grosses selon la taille du bâtiment, défigurant les façades quand ils n’endommagent pas l’enveloppe.

PARASITES met en lumière les dérives d’une technologie et d’une industrie responsables d’une pollution visuelle et matérielle considérable afin d’amorcer une réflexion pour une meilleure intégration de ces excroissances architecturales.

D’ici là, les antennes de communication continuent de s’agrafer aux façades.